CNC UNESCO 2022

Editorial décembre 2022

Thierry Bianchi 2017 56

Bilan année 2022

Chères toutes,
Chers tous,

Le Cercle National du Coaching dresse le bilan de cette année écoulée.
Le CNC, une association résolument tournée vers l’accompagnement de ses adhérentes et adhérents par :

  • Une information régulière avec des articles de fonds : notre newsletter ;
  • Des moments de partage sur des thématiques en lien avec le coaching : les Rendez-vous mensuels du CNC (en visioconférence) ;
  • Une ouverture vers le public extérieur : présentation du processus de certification du CNC ;
  • Une visibilité accrue sur les réseaux sociaux.

Pour l’année à venir, nous proposerons à nos membres des ateliers d’analyse de pratique de 2h00 chaque mois.
Vous êtes toujours plus nombreuses et nombreux à rejoindre le CNC et enrichir notre offre à destination des membres de l’association.

Les administrateurs du CNC se joignent à moi pour vous souhaitez de très belles fêtes de fin d’année.

Bien amicalement
Thierry Bianchi
Président du Cercle National du Coaching

Coaching positif et optimiste

Bertrand Kauffmann petitLe pessimisme est d’humeur, l’optimisme de volonté (Alain)

La Ligue des Optimistes de France est une avant-garde.
Pour dire stop à la morosité, au déclinisme.
Pour arrêter d’être fasciné par ce qui est moche, triste, effrayant.
Pour orienter aussi notre regard vers ce qui est beau, positif, ce qui fonctionne.
Pour valoriser les traceurs, les innovateurs, les entrepreneurs, ceux qui apportent des solutions au lieu de créer des problèmes, les faiseux plus que les diseux.

Et si on parlait d’optimisme en coaching professionnel ?

C’était mieux avant… toujours, ce qui n’est pas forcément vrai, ni totalement faux ! Ayons confiance dans notre futur car il sera tissé d’OPPORTUNITÉS POSITIVES, de possibilités à venir que nous ne voyons pas encore aujourd’hui.
Aujourd'hui, rester optimiste devient de plus en plus difficile. Face aux grands changements et aux challenges auxquels les gens sont confrontés, partager la négativité est devenue monnaie courante.
L’optimisme est une attitude personnelle à adopter et qui consiste à prendre les choses du bon côté.
Selon une étude publiée en 2019 par le PNAS (Proceedings of the National Academy of Sciences), les optimistes vivent jusqu'à 15% de plus que les pessimistes.
L'étude suggère qu’être optimiste aide à mieux gérer le stress et encourage des comportements sains (bonne alimentation, exercice physique, moindre tentation à boire ou fumer).

Et vous, êtes-vous optimiste ?

Savez-vous que le fondement de l’optimisme remonte à la Grèce Antique et plus précisément à Socrate : tiens, ce n’est pas Socrate qui a inventé notre technique de travail, la maïeutique ? quelle coïncidence.
De là à tirer un trait d’union entre Optimisme et Coaching, il n’y a qu’un pas !
En quoi tout cela est utile lors d'un accompagnement en coaching ?
D'une manière générale, l’optimisme joue un rôle crucial lors d'un accompagnement en coaching.
Pour atteindre un objectif, une personne doit changer sa perception afin de voir la situation autrement.
Et c'est là qu’intervient le coaching bienveillant !

N’oublions pas nos fondements :

E.B.E, selon la méthode 3 points "Révélateur de Competences" : Ecoute, Bienveillance, Empathie.
C'est dans le but de permettre aux clients d'atteindre leurs objectifs dans de bonnes conditions tout en gardant un état d'esprit positif. C'est également, ce qui permet aux clients lors d'un coaching de s’orienter solution plutôt que de rester focaliser sur le problème.

Comment l’appliquer ?

Pour cela vous devez rendre vos coachés conscients de leur valeur…

NE DITES PAS : MAIS DITES : 

Je suis un peu
Finalement je ne suis pas si bête que ça
Ce n’est pas trop mal, c’est plutôt bien
Les 5 erreurs à ne pas faire
Je dois

J’ai, je fais
J’ai une expertise en …
C’est bien
Les 5 choses à faire pour réussir
J’ai envie de … …

 Archimède disait : à tout problème existe une solution, il suffit de la trouver.

Bel exemple d’optimisme

Bertrand Kauffmann,
Coach Référent du C.N.C de Paris et Délégué Régional 67/68 de la ligue des Optimistes de France

Soft skills, mythe ou réalité ?

Parlez-vous le soft skills ? Il y a les Soft-skills et management, les Soft skills et recrutement, bien sûr ; mais aussi : les Soft skills et employabilité (1) ; les Soft skills et digitalisation (2) ; les Soft skills et bonheur (3) ; les Soft skills cet impensé des programmes scolaires (4) ; les Soft skills et pandémie (5)….
N’en irait-t-il pas des soft skills comme de ces expressions qui font la mode sans que l’on sache trop de quoi on parle pour peu que l’on se pose la question ?
S’il est fréquent de lire ici ou là des listes de soft skills, il est par contre plus difficile d’en trouver des définitions précises. Peut-être celle du Laboratoire National de Los Alamos pourrait-elle faire consensus : Soft skills are personal competencies that improve human performance, facilitate effective interactions, complement the technical requirements necessary to acquire and maintain employment. (6)
A y regarder de près, cette définition, si elle nous renseigne sur une utilité supposée des soft skills, nous laisse dans l’ignorance d’un phénomène dont on pressent l’hétérogénéité et la complexité. De fait, dans un entretien accordé à CentrInffo, Cécile Jarleton, doctorante en psychologie du travail, constate qu’il n’existe pas consensus et très peu de travaux scientifiques à leur sujet. (7)
Que les soft skills se situent dans le champ des compétences, donc des capacités à faire, devrait conduire à ne retenir que les comportements observables et mesurables. On écarterait ainsi ce avec quoi elles sont souvent confondues : les traits de personnalité, censés être invariants dans le temps et les états émotionnels, lesquels sont par définition des dynamiques psychiques hors du champ de la performance.
Employée pour la première fois au début des années 70 dans les manuels de formation de l’armée américaine, figure sur le site de la National Technical Reports Library la référence d’un article de 1974 signé de P.G. Whitmore et J.P Fry définissant ainsi les soft skills : Soft skills are defined as important job-related skills that involve little or no interaction with machines and whose application on the job is quite generalized. (8).

Les auteurs se réfèrent à l’intensité de trois critères pour établir l’existence d’une soft skill :

  • Un faible degré d’interaction directe de l’individu avec la machine, l’instrument ou le document (si l’individu exploite les mesures d’un instrument pour résoudre un problème, son interaction avec l’instrument est plus faible que lors d’une utilisation de l’instrument lui-même) ;
  • Un degré élevé généralisation et de transférabilité d’un comportement à des situations diverses ;
  • Un degré de prédictibilité des effets des comportements faible en raison de la méconnaissance ou des incertitudes relatives au contexte ;

La conjonction de ces trois critères conduit à ce qu’une une soft skill ne peut être décrite avec précision qu’en situation, tandis qu’une compétence technique peut l’être, a priori, avec toute la précision voulue. Si je dis que l’expression orale est une soft skill, je n’ai rien dit. C’est en écoutant l’orateur que je saurais dans quelle mesure son expression orale s’approche de ma définition, susceptible en outre de varier selon les contextes, et qu’il y aurait les plus grandes difficultés à définir de façon complète et univoque.
Selon une enquête d’Opinion Way de février 2020 réalisée pour Dropbox auprès de 1030 salariés de plus de 18 ans du secteur privé (marge d’incertitude de 1,5 à 3 %), 70% des personnes interrogées déclarent ne pas savoir ce que sont les soft skills. (9) Comme souvent, il existe un écart entre la réalité et les effets d’annonce.
Néanmoins, le remplacement de l’expression « savoir-être » par un équivalent anglo-saxon, le succès médiatique de ce dernier, sa permanence, expriment des modifications profondes à l’œuvre dans la société.
Un rapport de l’OCDE de 2019, Future of Education and Skills 2030, résume ce contexte :As trends such as globalisation and advances in artificial intelligence change the demands of the labour market and the skills needed for workers to succeed, people need to rely even more on their uniquely (so far) human capacity for creativity, responsibility and the ability to “learn to learn” throughout their life. Social and emotional skills, such as empathy, self-awareness, respect for others and the ability to communicate, are becoming essential as classrooms and workplaces become more ethnically, culturally and linguistically diverse. (10)
Cependant ce constat très partagé en écrase peut-être un autre. Les soft skills ne sont-elles pas filles de la société de consommation, avant que les bouleversements technologiques contemporains ne les propulsent sur le devant de la scène ? En 1964, David Riesman écrit : Le produit le plus demandé aujourd’hui, n’est plus une matière première, ni une machine, mais une personnalité (11). Difficile de ne pas s’interroger ici sur la matrice du développement personnel et des soft skills qui lui sont intimement liées.
A moins qu’elles ne soient les messagers d’un éternel recommencent. Pourrais-tu me dire, Socrate, si la vertu peut être enseignée, ou si, ne pouvant l’être, elle s’acquiert par la pratique, ou enfin si elle ne résulte ni de la pratique ni de l’enseignement, mais vient aux hommes naturellement ou de quelque autre façon ? (12)

Michel BréAdministrateur du Cercle National du Coaching

Figaro 5.07.21
myRHline 11.12.2020
Wall Street Journal 15.02.22
Nathalie Anton, Le Monde 28.06.22
 McKinsey 11.05.21
https://www.lanl.gov/careers/diversity-inclusion/s3tem/index.php
INFFO FORMATION n°956 du 15.12.2018
https://ntrl.ntis.gov/NTRL/dashboard/searchResults/titleDetail/AD778168.xhtml
https://jai-un-pote-dans-la.com/wp-content/uploads/2020/03/OpinionWay-pour-Dropbox-Les-salarie%CC%81s-et-les-soft-skills-Mars-2020.pdf
https://www.oecd.org/education/2030-project/teaching-and-learning/learning/skills/Skills_for_2030_concept_note.pdf
Riesman, La foule solitaire
Platon, Ménon

Lundi 15 avril 2019 à 14h

Premières rencontres des Métiers de l'Accompagnement

En partenariat avec le Conseil Economique, Social et Environnemental
Pour la première fois en France, agences, associations, écoles, entreprises, syndicats, thinks tanks, se rassemblent pour répondre ensemble aux enjeux de l'accompagnement à court et moyen terme.
Experts, coachs, indépendants, consultants, formateurs, ... Tous se réunissent pour aborder des questions de fond à propos de la transformation numérique qui impose un accompagnement des entreprises, des trois fonctions publiques et des citoyens.
Les métiers de l'accompagnement correspondent :

  • Aux besoins des entreprises afin de mener les mutations dans de bonnes conditions,
  • Aux demandes des salariés afin d'aborder leur adaptation professionnelle de façon harmonieuse et performante,
  • Aux questions des citoyens confrontés à de nouvelles situations économiques ou sociales.

Accompagner pour mieux vivre le basculement d'une société à l'autre

Interview de Pierre-Henri VRAY

Directeur de l’Institut Régional d’Administration de Lyon, Administrateur Général du ministère de l’Intérieur détaché depuis 2013

Pierre Henri Vray ITW

« La fonction publique est, en effet, un moteur majeur d’intégration sociale, et le porteur indispensable des valeurs républicaines qui recoupent pour l’essentiel les obligations du statut général de la fonction publique. »

 

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